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Les chansons du moment, inspirées (très logiquement, non ?) par le mot sexy :




* I know what boys like, des Waitresses, merci le MySpace du Bda


 

* Would You ?, de Touch & Go,  incarnation de mon article


* Sexyback, de Justin Timberlake, d'une parce qu'il l'est, de deux parce que... Bercyyyyyy !


 

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A écouter

Mémoire d'une surveillante

Toutes sortes de phrases incongrues, insensées ou mignonnes que j'ai pu entendre au travail (ah j'adore écrire ça !).

Vendredi, 17h15, fin des retenues, j'étais heureuse quand une fille engage la conversation avec deux garçons :

"Oh tu vas voir Marylin Manson ? La chance, j'avais trop envie"

"Mais euh tu sais, c'est un peu dangereux pour les filles... T'es écrasée, ton soutien-gorge tient pas le coup, enfin c'était comme ça pour Korn"

"Non mais je sais, moi je tiens le coup, c'était comme ça pour Sean Paul"

1) Marylin Manson. Ils ont à peine 15 ans. Moi il me fait encore cauchemarder !
2) Le si chic détail de lingerie
3) Sean Paul. Cf. le 1. L'aspect morbide étant remplacé par un côté vulgaire.

Brrrrr !
18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 17:49
Madrid, J-2.

Lise est partie le 18 août pour Ann Harbor, l'Université du Michigan. Dans ses bagages, toute sa garde-robe, dont la fameuse doudoune en plume d'oie censée assurer sa survie cet hiver. Cela dit, pour l'heure, quand elle met des ballerines, elle jure parmi les tapis de tongs des amphis.
Elise s'envole le... euh, vers le 20, si elle se décide. Elle appréhende son départ plus que tout. Une fois sur place, elle adorera, j'en suis sûre. Mais pour l'heure, elle a bati une muraille anti-Dublin entre ses oreilles, qui commence tout juste à se fissurer.
Quant à moi... Je débarque à Madrid le 20, 4 jours avant le début de mon stage à l'Institut Français, un organisme chargé de promouvoir la culture française à l'étranger. Bérénice travaillera aussi pour un Institut Français, mais à Budapest. Elle a paniqué quelques jours avant son départ. Pourtant, elle s'extasie un peu plus chaque jour. A chacune son aventure : une langue complètement inconnue (le hongrois, szegény), un autre continent, une culture plutôt hostile a priori.

Grâce au site segundamano.es (donné par Anthony, merci encore), j'ai trouvé ma colocation. Ce ne fut pas si évident. Tous les jours, aller sur le site, sélectionner les annonces pas douteuses, éviter les :
- on n'a pas la télé et on ne la veut pas, et puis personne qui n'invite des amis ou fait la fête
- homme qui cherche une colocatRICE
- couple loue une chambre, sans droit d'accès au salon...
- 2 garçons (et mes sous-vêtements, je les fais sécher où ? Dans un bunker ?)
- je cultive ma marijuana

Au final, ça traînait, c'était bizarre ou loin du centre... Quand soudain, le miracle : un duplex en plein centre, avec 3 filles. Je me jette dessus, réponds immédiatement à chaque mail, et je le décroche. Claudia, Elena et ??? sont donc mes colocatrices pour les 9 mois à venir. Aurais-je la grande chambre, avec le lit double ? Ou la petite, pas du tout adaptée aux centaines de visites que j'espère recevoir ? Dois-je amener un fer à repasser ? Un supermarché à côté ? Certaines questions restent en suspens, il faut bien y avoir des surprises une fois sur place. Je me prépare toutefois du mieux que je peux, c'est-à-dire à grand renfort de guides et plans en tout genre. Je connais déjà pratiquement le chemin à emprunter pour me rendre de l'appartement à mon stage. Car oui, je peux y aller à pieds !

En attendant, je vois beaucoup mes amis, et rien qu'en l'écrivant, mon ventre se serre et mes pieds se crispent. Ils vont énormément me manquer. Evidemment, je n'ai pas le temps de tous les revoir, vu que je passe mes après-midi à cavaler entre la pharmacie pour faire des provisions de médicaments, l'opticien pour ne pas être à cours de lentilles et Sciences-po qui ne se presse pas pour finaliser ma convention. J'aurais dû mettre à profit toutes ces heures de métro pour réviser mes conjugaisons espagnoles, mais hum, j'ai estimé que les centaines de mails que j'ai envoyés auront été des révisions suffisantes. Je regretterai sans doute quand je bégaierai bêtement un "tengo... quiero... Si !" dans la cuisine.

Mais dans 48h, tout sera oublié, je serai sans doute en train de défaire mes valises avec ma mère. J'espère avoir internet là-bas, apparemment elles piquent le wifi à un parc voisin, pourvu que ça fonctionne bien.

Travailler, vivre avec 3 filles, parler espagnol. Dans deux jours, je suis lancée. Enfin ! Ca me panique, m'excite, me donne chaud, puis froid, électrise mes nerfs et torture mon estomac.

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27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 21:58
I'm too sexy for my love, my shirt, my car, my hat, my cat...

   Dire sexy, c'est si funky. Un an et demi que ce mot me poursuit. Il est partout, dans toutes les bouches, toutes les lignes.
  
   Un prof nous conseillait d'écrire des intros sexy. Un jour, j'ai parlé de lien qui attache, enferme, coince... J'ai eu une note record. Une fois, j'ai expliqué que le langage ne s'arrêtait pas au mot, que le corps aussi peut exprimer des pensées et émotions. Il a adoré. C'est donc ça le sexy ? Des allusions innocentes, que je n'écrivais pas pour satisfaire sa libido mais parce qu'elles me paraissaient pertinentes et pas ambigues à première ? Le lien n'était pas SM, et pour le langage du corps, je pensais aux rougissements, aux frissonnements. En fait, ces intros sexy, c'était juste des débuts de copie modernes, aguicheurs, qui donnaient envie de lire la suite. Pourtant, il disait sexy ce prof.


   Maintenant, de plus en plus de filles, à l'instar de Paris Hilton et son "that's hot" dans Simple Life, ponctuent toutes leurs phrases d'un "sexy". Et ça, c'est sexy.
"J'aime bien cet immeuble Art Déco, elle est sexy".
"Tiens ton stylo  qui est tombé/ Sexy !".
Au début, j'étais amusée. Puis interloquée. Lassée. Agacée. Et finalement, perplexe. Retour à la case départ. Je ne sais toujours pas ce que ça veut dire. Et l'explication courante (ce sont des écervelées qui l'utilisent à tout va) ne me satisfait pas.




   A la question "quelle actrice française trouvez-vous la plus sexy ?"Reese Witherspoon avait répondu que "Juliette Binoche is very sexy" (est-ce parce qu'elle ne connaît qu'elle et Catherine Deneuve comme actrices françaises ?). Quelques semaines plus tard, on a passé cet extrait à Juliette B., ça l'a fait sourire "oui d'accord... Mais bon sexy, ça veut dire quoi ? Tout et rien, on l'emploie parce que c'est à la mode".

   Je ne suis donc pas la seule à examiner en vain ces quatre lettres. Je ne m'interroge pas sur sa côté de popularité actuelle, car je tomberais rapidement dans un constat banal de l'utilisation excessive du corps de la femme. Non, c'est vraiment sa définition qui m'intrigue.

   Le pire, c'est quand on m'a dit que moi (!) je l'étais. Laissez cette sale bête à Pamela Anderson, à Scarlett Johansson, ces femmes dont le front, les paupières, les lèvres arborent un éloquent "your bed wants me". Ce n'est pas moi ! Peut-être suis-je juste trop jeune pour accepter ce terme, peut-être que le jour où j'aimerais avec effusion ma silhouette, je mettrai cet épithète en tête de mes portraits.

   A vous donc : si vous connaissez le sens réel de "sexy", si vous bouillonnez d'envie de m'éclairer sur sa signification... Les commentaires vous sont ouverts.


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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 00:52
La journée, je m'éclipse après quelques heures, après avoir essayé de faire bonne figure. Et puis, la nuit tombe. Le soir, dans ces trajets bus-maison, métro-maison, je suis seule dans la rue. Mon iPod le sent, il ne joue que les trois pires chansons, les trois plus judicieuses. Je l'aide un peu cela dit, puisque j'évite tous les titres plus joyeux.

Là, dans la nuit, dans la rue déserte, je ne tiens plus, j'éclate en sanglots. Jamais ça ne m'était arrivé, pleurer si peu discrètement à ciel ouvert. Mais avant, rien ne m'était jamais arrivé non plus en quelque sorte...
J'oublie les convenances, la honte, la retenue. Je pleure bruyamment et entraîne tout mon corps dans cet abandon. Mes épaules, mes poumons, mon ventre tressaillent, mes bras se figent mécaniquement. Et peu importe les phares des voitures, car ils n'éclairent que mes jambes, les seules qui tiennent à peu près le coup. Un soir, cependant, j'ai dû m'arrêter de marcher. Quelques secondes pour me ressaisir et finir cette allée.

Est-ce que je deviens une "sale femme de la rue" ?  Ces mots, les derniers que j'ai entendus, prendraient-ils forme à mon insu ?
C'est dans la rue que je suis la plus dénudée, sans fard... maquillage que justement, les larmes abîment. Ce mascara qui macule mon visage. Traces noires qui dénoncent mes sanglots. Stigmates secs sur mes joues.

Je suis en miettes, mais des toutes petites miettes, de la poussière presque dans ces moments, dans la rue, la nuit. Et la poussière, c'est sale.





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Ecrit le 16/05/2007 09:45:34 Nom : ... Mail : Site web : IP : 130.125.67.62

Message du commentaire :

Parfois il suffit de communiquer avec les personnes intéressées pour dissiper un malentendu…


Votre réponse:

Quand  c'est plus qu'un malentendu, on ne peut pas parler si facilement... Il y a des mots à regretter pour reprendre contact. Et de toute façon, beaucoup de moyens de communication existent, il suffit de se forcer à les utiliser.



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Ecrit le 17/05/2007 11:31:30 Nom : ! Mail : Site web : IP : 172.184.26.137

Message du commentaire :

Et parfois il y n'y a pas que des mots qui blessent, il y a dehors et dedans, un dehors rustique et  massif  qui cache à peine un dedans sombre et rude.
Le texte est tellement poétique, le début d'un roman, d'une nouvelle; on attend la suite, la naissance d'une journée lumineuse; seule sur les sables mouvants...


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Published by Sarah F. - dans thalie2503
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31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 20:52
Un écrivain m'a écrit. Un vrai, certifié, publié, primé. Il m'a à peine vue, pourtant il m'a retenue. Sa ligne n'a rien de transcendant, mais elle prend de l'allure quand on sait qui l'a composée. Tout est dans le titre.

J'ai cliqué sur un bouton, par politesse, par curiosité. Ca m'a tétanisée, je devais conforter son impression par mes mots. J'écris à un écrivain : va-t-il tout disséquer ? Remarquera-t-il mes maladroits rythmes ternaires, mes synonymes bancals, mes phrases sans verbe ? Mais courageux petit soldat, j'ai parcouru mon clavier, de touches en touches. Effacer tel mot, abréger telle phrase, inverser tel épithète : des vieux réflexes de latiniste en somme.

Un écrivain m'a répondu. Il avait pris de la carrure, un brin d'assurance peut-être, et cette fois, il a parlé comme sa profession l'exigeait. Des métaphores, des références, des divagations... Traits d'esprit inclus. Et bien entendu, il me fait des compliments d'artiste, je me prends pour une apprentie muse, je flotte et aucune amie pour me faire couler, juste une pour me passer une bouée supplémentaire, histoire de flotter avec encore plus d'assurance.

Je me retrouve héroïnée par un écrivain, c'est comme un fantasme légitimé.

Un écrivain m'a contactée, et sait comment susciter ma curiosité. Comment a-t-il eu mon adresse ? Tant que je l'ignorerai, je serai condamnée à lui demander. Un rêve d'écrivain ça, voir son héroïne attendre qu'il lui accorde quelque chose. Une révélation en l'occurrence.

Chacun y trouve son compte : lui une héroïne inattendue, moi un statut dont rêvent toutes les pseudo Juliette Drouet et autre Elsa Triolet. Ca n'ira pas plus loin, mais ça apporte de la féérie à l'ensemble.
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3 mars 2007 6 03 /03 /mars /2007 16:17
Il y a un an...

Il y a un an, je pédalais en prépa, tout droit vers la tournée des IEP.

Il y a un an, je commençais à haïr mon prof de culture gé.

Il y a un an, je fantasmais sur la Rue St-Guillaume à laquelle je prêtais tous les charmes.

Il y a un an, je croyais être bientôt débarrassée de tous ces co-préparationnistes


Aujourd'hui...

Aujourd'hui, je suis un chouia déçue par cette rue. Je rêvais de transcendant, j'ai du bon.

Aujourd'hui, je déteste presque le prof à trois lettres vedette du premier cycle.

Aujourd'hui, je m'engage dans une association à laquelle je ne pensais pas : le Bureau des Arts, et ça me paraît bien plus excitant que tous les amphis du monde.

Aujourd'hui, je commence à découvrir que mes co-étudiants ne vont pas tous acheter leurs basiques vestimentaires chez Maje.


Et oui, enfin, des gens sympas, drôles et humbles sont entrés dans ma vie. Petit focus sur l'une de ces personnes : Bérénice ! On a partagé des cours d'anglais calamiteux avec un gros dégoûtant (qui prise du tabac en cours à un rythme effréné, sent mauvais et s'obstine à noter ces élèves sur 11), des recherches de stage chaotiques et des affiches à coller lors de la Journée Dédicaces.
Je lui ai passé des mikados. En échange, elle m'a embauchée au BDA. Aujourd'hui, on se retrouve en Vie de l'Entreprise, ça rend ce module obligatoire un peu moins ennuyant.

J'apprécie Bérénice parce qu'elle rit ouvertement à toutes mes blagues, qu'elle ne s'habille pas en noir et que son prénom sonne merveilleusement. En plus, elle a beau venir de Lille, elle ne se plaint pas "Paris c'est trop grand, pollué et les gens ne sont pas aimables". Oui je ne m'en cache pas, les Provinciaux qui débarquent et préfèrent se lamenter au lieu de s'adapter, ça m'agace profondément. On peut ne pas aimer, mais pas au point de critiquer sans arrêt. Dès que ça touche ma ville, je deviens mauvaise, je sais.

Donc allez voir son blog ! Elle y dépeint parfaitement nos errances, nos doutes mais aussi nos enthousiastes. C'est un peu le blog que j'ai toujours rêvé d'écrire, mais rate par manque de courage. Ou de style. Ah ce qu'elle écrit bien Bérénice ! Et souvent !



Dans un an...

God only knows. Je cherche, suis transpercée de dilemmes et essaie de tenir bon. 
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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 21:46
Jeudi matin, dernier CM (Cours Magistral) d'éco du semestre. La star de l'IEP récite avec une passion mal simulée son explication des taxes pigouviennes, la même depuis sept, huit, dix ans. M'agace, pas vif, pas aimable, pas modeste.
DSK est gros, DSK est bronzé, DSK n'est pas intéressant... Pour m'entourer, Lise et Elise. Cette dernière est sérieuse, elle prend des notes, mais dans le fond, c'est aussi vide que les propos du monsieur au pupitre.
Lise (oui mon acolyte de toujours, celle avec qui j'occupais les terrains niveau 0 en cours d'EPS depuis la 6è) au moins a laissé son sérieux de côté. On discute, on discute... Pour en arriver aux chansons de Diam's... On a beau avoir un bac S avec mention, sortir de prépa et aller dîner chez notre ancien prof de français, on ne comprend pas le sens de ses titres.


DJ
Bon, ok, là on suivait. Même si on n'est pas du tout accros aux boîtes, on regarde les NRJ Music Awards et leur catégorie "Meilleur DJ de l'année". Donc oui, on connaît.


La Boulette

Perplexité absolue. C'est quoi ??? Une métaphore de sa silhouette ? Une boulette de cannabis (le jour où je connaîtrai le mot branché pour ça, je prétendrai à la culture underground) ? Un mot de code que seules ses copines saisissent ? Non, on ne comprend pas.


Jeune demoiselle
Franchement, non... Aussi sympathique qu'elle me soit, non, elle n'est pas une jeune demoiselle. Brûle tes 39 joggings, achète-toi une petite robe et après on en reparle. Après, si c'est du second degré, c'est plus drôle.


Confessions nocturnes
La première fois qu'elle l'a entendue, Lise croyait que c'était un canular d'Elie Semoun. Et pourtant non, c'est une vraie chanson. Cet intitulé pourrait presque paraître poétique : "mais mon amour, au creux de ton épaule, au coeur de la pénombre, je ne peux que me confier, je ne peux que t'avouer combien je t'aime" (Lionel Florence, fais attention, j'arrive).
Or là, pas du tout... "Va te r*** s*** c***, t'as pas honte ?" Rien que je n'ai envie de fredonner à l'oreille de mon cher et tendre.


Big Up
Traduction littérale par Lise : "Gros Dessus".  Conclusion : on a raté une génération. Si jeunes et déjà si dépassées... Zut.


Evidemment, le plus choquant ne devrait pas trop absence de culture en hip-hop mais plutôt qu'on parle de ça à Sciences-Po. Car comme l'a dit un article du Monde, Rue Saint-Guillaume, le débat politique vit à chaque coin de couloir... Mais bien sûr ! Les soldes, les soirées du BDE, les ragots n'ont pas lieu d'être ici. Il suffit qu'on reçoive notre bien-aimée carte d'étudiant pour commencer à parler comme un édito de Courrier International. Oui oui... Laissons les légendes vivre.

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29 décembre 2006 5 29 /12 /décembre /2006 23:32
Depuis Octobre, j'appartiens au monde étudiant. Ah, la vie étudiante, une grande motivation de l'année prépa. Avoir un emploi du temps qui ne ressemble à rien, être active dans une association, profiter des soirées étudiantes... Or, pour l'heure, seul l'emploi du temps correspond à ce que j'imaginais. Laissons de côté la vie associative ; c'est plutôt aux soirées que cet article sera consacré.

Avant tout, il faut savoir que je n'aime pas vraiment les boîtes de nuit.

- en général, la musique ne me plaît pas. Je déteste la techno, et quand ils passent du R&B, ça dure juste le temps de faire venir poufs et amateurs de poufs sur la piste (ça se dit ça "piste" ? C'est pas trop ringard ?). Moi j'adore danser sur les tubes commerciaux à la mode, le R&B donc, mais aussi les chansons latinas, la house facile d'accès (Bob Sinclar, je ne vais pas chercher plus loin), la disco (Youhou, on n'a toujours pas fait mieux), ou même les chansons kitschs des années 80. Au lieu de ça, le DJ s'amuse tout seul à faire des mixs bizarres, où de temps à autres une voix surgit et répète pendant 10 minutes (+ 10 minutes d'écho) une phrase aussi spirituelle que "I wanna feel you". Si par hasard il passe une chanson que je connais et que par miracle, j'apprécie, je dois en profiter au maximum, car ça ne dure pas. Après s'être égaré, le DJ replonge dans ses mixs électroniques. Bref, pas de quoi me mettre en transe.

- la sélection à l'entrée. On est obligé de s'habiller élégamment sans pour autant être sûr de rentrer, je trouve ce principe révoltant. En plus, les filles doivent porter des chaussures à talons, qui sont, c'est connu, aussi confortables que des charentaises quand on doit danser debout pendant 3 heures. Et en fin de compte, on découvre toujours à l'intérieur des petits chanceux qui eux, ont pu rentrer en Converses.

- le prix : c'est super cher, surtout si on a la mauvaise idée de prendre une seconde boisson. Tout ça pour avoir mal aux pieds et à la tête (cf. la techno) !

- les horaires, on doit toujours trouver un truc à faire avant. Un restaurant prend une heure et demi environ (20h30-22h). On doit donc aller patienter dans un bar (22h-23h). Ce qui contribue à encore augmenter le budget de la soirée.

- les garçons qui se permettent de venir te coller, comme si on avait soudainement envie de se faire toucher les hanches. C'est connu, toutes les filles vont en boîte pour que leur corps fasse connaissance avec de nouvelles mains. Dans le noir, la moiteur, la fumée... Mmmm, que c'est convivial.

- les gens dedans. Ils se lâchent tous, à croire que la boîte est une zone de non-droit. Je sonne peut-être un peu prude là, mais bon, non, on n'enlève pas son tee-shirt sous prétexte qu'on a accédé au podium. Est-ce qu'on met ses sous-vêtements en évidence en temps normal ? Est-ce qu'on touche son corps avec des gestes lubriques ? Pas que je sache.

- l'étrange "Et Hop Hop Hop / hop hop hop". Une spécifité des boîtes parisiennes, une sorte de cri de ralliement des clubbeurs. On se croirait au stade à chaque fois.

- la danse elle-même. On est tellement compressé que lever ses bras reste le seul mouvement possible. Et puis soit on a trop chaud, soit trop froid quand on s'approche de la climatisation.

- la cigarette. Pas dans la boîte elle-même, j'ai la chance de ne pas être sensible à la fumée, elle ne me gêne donc pas. Pas pour les vêtements, car pour ceux qu'on ne lave pas, le Fébrèze fait des miracles (mais oui ça marche !). Non, ce que je ne supporte pas, c'est l'odeur de tabac froid qui imprègne mes cheveux et les rend ternes alors que j'ai dû les laver pour justement rentrer dans la boîte. Je dois passer pour une grosse sale là, mais quand on a des cheveux longs et difficiles à démêler, on déteste les laver quotidiennement.

- le cauchemar du bar. Il faut à moitié hurler pour que le barman comprenne et se moque discrètement de nous quand on commande un simple jus d'ananas.

- le retour : si on n'est que des filles, le bus de nuit est inenvisageable. La voiture ? Attendons 2018 ans (date à laquelle j'envisage de m'inscrire pour le code). Ne reste plus que le taxi... Et oui, c'est la ruine encore une fois.

Bref, après cette énumération anti-discothèque (Elise doit en avoir le coeur brisé), je suis sur le point de retourner danser seule dans ma chambre, avec la playlist "Fête" d'iTunes, où cohabitent S Club 7 et Jennifer Lopez.

Toutefois, malgré ce dégoût des boîtes, j'y vais quand même. Pas  spontanément, mais parfois, je cède à Elise. Et oui, ma grande copine adore les boîtes elle. Il y a une soirée toutes les deux semaines environ à Sciences-Po, organisées tantôt par l'AS, tantôt par le BDE, et pour l'instant, j'ai cédé à une seule. Je sors toujours la même excuse à Elise : "non mais c'est nul comme date, on sort à 21h15, le lendemain cours le matin, gnagnagna".

Mais comme je viens de l'écrire, j'ai cédé une fois. Pour Halloween, le 31 octobre. Une soirée plutôt sympa, je dois l'admettre. Des films d'horreur étaient diffusés, c'était marrant :
"World, hold on * Oh Paris Hilton tuée dans House of Wax * Love don't let me go"
Bon, question déguisement, c'était inégal... Claire, que j'avais convaincue de venir, et moi avions fait la totale. Elise et Julie, plus malignes, portaient juste des accessoires amovibles. Youli restait digne.



(et bien sûr, là, j'ai l'air d'être la seule costumée)

Le retour fut moins glorieux. Vers 3h, on sort. Vers 6h30, on était chez nous. Oui, il y a un blanc de 3h30, qui peut plus ou moins se résumer en :
recherche taxi - attente taxi - appel taxi - rerererereecherche taxi - bus de nuit - attente 1er métro - métro !!!!

Bien entendu, je pourrais remédier à tout ça : fonder une boîte tout près de chez moi, où les Converses ont droit d'entrée (je bannirai tout de même les joggings), où la musique est digne d'un prime de la Nouvelle Star, où le bar sera un peu écarté de la piste. Ooooo ça sera bien !

Adieu le Master Affaires Internationales option Sécurité internationale, je bifurque pour Communication - Marketing stratégique et opérationnel. Et si c'était ça le vrai but des soirées étudiantes ?

 
 
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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 18:22
Paris, Décembre 2006,

Hey toi,

C'est les vacances et je trouve tout juste la volonté de me traîner au vidéo-club, uniquement motivée par la perspective de regarder un film bien pelotonnée sous mes draps, enveloppée dans mon pyjama moelleux, avec tout le confort (à boire et à manger en résumé) à portée de main. Et oui, au lieu de m'exciter, les fêtes de fin d'année me rendent amorphe. Il faut dire que rien n'est fait pour me sortir de ma torpeur. Paris ne brille pas : les guirlandes se font rares, seuls les Champs Elysées et la Tour Eiffel arborent quelques lumières. A croire que seuls les touristes aiment les décorations de Noël. Mais pourtant non, les autochtones en raffolent aussi ! Et pour en rajouter à la morosité imposée par la municipalité, le temps est gris, brumeux et glacial. Bon le froid, j'accepte, on est en hiver tout de même. Par contre, le brouillard me laisse perplexe. C'est terrible à ce point-là d'ailleurs. Lundi, les deux-tiers supérieurs de la Tour Eiffel étaient masqués par des nuages gris anthracites.


Alors, quel remède ? Vu que je passe l'essentiel de mes journées à la maison, j'adopte des solutions proposées par ma grand-mère. Or, comme tu le sais sans doute, les grands-mères ne connaissent qu'un antidote à l'abattement : la nourriture. Résultat, je mange un peu trop de sucreries. Enfin, sucreries... tu me connais, ça se résume à du chocolat. Evidemment, là-aussi, rien ne se passe sans problème.
Cet après-midi, je décide de me préparer un chocolat chaud, une boisson qui ne demande aucune compétence particulière. Pour une fois, j'ai les deux ingrédients nécessaires : le lait et le chocolat en poudre. Tout commence bien, je mets le lait à chauffer. Soudain, mon téléphone sonne, je réponds et bavarde, bavarde... jusqu'à ce qu'une odeur suspecte m'alerter. Bingo, le lait a brûlé et donc débordé. J'avais déjà fait déborder du lait chaud, mais jamais au point de laisser de croûtes sur la casserole et d'inonder la plaque de la cuisinière. Bref, j'étais partie pour une vaisselle harassante (je t'ai dit que j'étais molle, donc récurer une casserole est très pénible). Pour autant, je ne me démonte pas : j'attrape une autre casserole et y verse la fin de la bouteille de lait. Aucun risque pour cette fois puisque je gratte la première casserole pendant que la seconde chauffe.
Tu penses que tout s'arrête là et que dans le fond, ce n'était pas la peine d'écrire tout ça ? Attends un peu la suite...
Vient la deuxième étape de la préparation : le chocolat. Il suffit de verser deux cuillères à soupe de la poudre dans un bol. Super dur ! Mais voilà, ma boîte de chocolat était neuve. Deux autres difficultés se dressaient donc sur ma route : détacher la boîte en carton sans casser ses rebords et surtout ouvrir le sachet en plastique contenant la fameuse poudre. Tu as déjà dû faire face à ces saletés qui glissent et ne s'ouvrent jamais droit... Bref, je m'y attèle tout en gardant un oeil sur le lait qui commence à frémir. Et là, c'est le drame : un geste brusque suffit à faire exploser le sachet de chocolat. Les murs, le micro-onde, le plan de travail, le sol, mon pull... la poudre est partout !

Voilà, 3 minutes de plaisir à boire pour 30 minutes de ménage (la poudre est une substance extrêmement difficile à nettoyer, à noter). Super. Même le chocolat me trahit...



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19 septembre 2006 2 19 /09 /septembre /2006 00:47

 

 

Samedi 16 septembre, La Patchanga.

Coralie, Elise, Julie et moi allons au Patchanga, une boîte de Salsa avec un concept sympa : cours + repas + boîte, le tout pour 22 €. Nous choisissons néanmoins une autre formule : cours + boisson, à 10 € (8 € en semaine). Plus tard, nous commanderons tout de même quelques tapas.

On arrive à 19h, pile à l'heure. Le lieu est vide, ça ne nous rassure pas. On se met alors d'accord : si c'est nul, on part.
La salle elle-même est très sympa, lumineuse et tamisée à la fois, dans des couleurs ocres. Bref, ce qu'on attend d'un ambiance latina.
Peu à peu, des groupes arrivent ; surtout des filles, aïe. Non pas qu'on soit venues pour fricoter, mais on sait toutes que la Salsa, ça se danse avec un garçon.

Finalement, le cours commence à 19h30 (ça ne serait pas vraiment latino sans retard). On est plus que prévu, une trentaine je dirais, assez mixte. Le prof est cubain, il a un très très fort accent. Avec sa "fiancée", ils nous montrent les pas de base : "vivilo, vivilo". Vous ne comprenez rien ? Nous non plus. C'est bien là le principal problème du cours : il nous sort des noms de pas en espagnol, il est donc bien difficile de retenir tout ça.

Après cet échauffement "pas en avant, pas en arrière", on passe aux choses sérieuses. Deux rondes (une grande, une petite à l'intérieur) se forment, nous sommes maintenant une quarantaine. Un homme, une femme, un homme, une femme...Et oui, l'heure de pratiquer en couple est arrivée. Dès lors, mes copines et moi décidons de ramener plusieurs garçons la prochaine fois (Martin, David et Tibo : gare à vous !!!).

Le constat est terrible : les hommes sont plus vieux que les filles, 35 ans en moyenne. Certains dansent comme des pieds (embêtant quand on est censé guider sa partenaire), d'autres sont des habitués.
Après une bonne heure de cours, nous partons nous rafraîchir et laissons la place aux élèves de niveau intermédiaire. Coralie les rejoindra alors que nous trois resterons à les admirer. Il faut dire que Mademoiselle avait déjà pris des cours.

On retourne danser plus tard (21h30 ?). Et là, la soirée de filles commence : aussitôt qu'on a changé 2-3 fois de partenaires, on se réunit pour rire (gentiment) d'eux. Même pas honte.

* Elise a dû faire face à M. Je te pelote, Coralie en héritera à a fin, et tentera par tous les moyens  de ne pas le suivre dans les coins.

* Julie s'est retrouvé avec un pseudo-pédophile. "Ah oui, vous êtes étudiante ? l'Ecole du Louvre ?". Le tout sur le ton du fameux pervers-libidineux.

* Elise a fait la conversation à un individu des plus insipides. A la question "et avec Sciences-Po, on débouche sur quoi ?", elle a failli lui rétorquer "ça t'intéresse vraiment ?" - réponse que je trouve très très drôle. 
* Coralie a tapé dans l'oeil d'un grand Black. Après la première danse, il l'a attrapée par les épaules sans qu'elle puisse se défendre, et lui dit "Je danse très mal". Elle a d'abord compris "tu danses très mal", elle était donc à peine vexée. Mais après quelques pas, elle a bien compris que c'était lui le pas-doué. Il dansait un mélange de rock et de salsa mais sans aucune bribe de talent. Plus tard, il la réinvitera, elle déclinera puis l'évitera. Bon débarras.

* Pendant le cours, nous avons toutes dansé avec un gros monsieur qui avait déjà pris 15 leçons, apparemment stériles. C'était marrant de toutes tomber d'accord sur ce point après.

Et moi... moi ! J'ai subi.

* J'entame avec un type qui d'emblée me paraît suspect. Il porte un pull !!! La clim a beau bien fonctionné, il fait bien 28° dans la salle. D'expérience, je sais que ce genre d'individus est louche ; une malformation se camoufle sous cette laine.
Cet homme était péruvien (j'ai donc vaguement discuté en espagnol, histoire de me rappeler combien mon niveau était moyen), pensait que j'étais latina (raté !), et il portait des lentilles bleus qui rendaient son regard assez effrayant dans la semie-obscurité. Et le pire, il ponctuait toutes ses passes (vous savez, quand la fille tourne) d'un "olé / Ola Sarah". Ah ah, j'ai souri deux fois. Limite ridicule. A part ça, il n'était pas méchant... J'ai donné un faux mail pour ne pas le vexer.

* Ne pas oublier le gentil Guadeloupéen qui m'a appris la différence entre le meringue et la salsa (merci). Il était marrant "mais tu ne peux pas être française, tu n'aurais pas un tel coup de rein". D'où tirait-il ça ? Je n'en avais donné aucun jusqu'alors. Mes copines m'ont sauvée "Sarah ton métro", sinon, j'étais partie pour un zouk où cette fois, son coup de rein m'aurait bien embarrassée. Maintenant, j'ai un peu peur de revenir, car il est un habitué, il vient deux fois par semaine + le samedi.

* Et pour conclure, mon cauchemar de la soirée : M. Tourniquet. Un homme avait apparemment cru que salsa = faire tourner la fille sans interruption. Sa tête ne m'inspirant guère, j'avais refusé son invitation sous prétexte que "non on se repose merci". Mais Elise, telle la lâche, m'a abandonnée ; j'ai donc ainsi été forcée d'accepter. Dans ces moments-là, je maudis ma mère pour m'avoir appris la politesse.
Pire danse de toute ma vie, j'avais le tournis, et l'autre n'arrêtait pas. Je le soupçonne d'avoir trop bu. J'ai fui dès que j'ai pu.


Quel bilan donc ? Je vais attendre d'avoir 40 ans et un divorce douloureux à mon actif pour retenter. Pas la peine de vouloir grandir trop vite, j'ai le temps pour les speed datings masqués. 

 

 

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19 septembre 2006 2 19 /09 /septembre /2006 00:00
J'adore cette photo... Je nous trouve heureux, complices, assortis (sans doute l'effet des maillots).

Etre en couple permet de faire rentrer l'autre dans son univers et de découvrir le sien. Jusque-là, rien de révolutionnaire... Grâce à un visionnage assidue de séries et films romantiques, je savais tout ça. Pourtant, une fois confrontée à cette réalité, j'ai mesuré à quel point se plonger dans les passions de l'autre était une part importante de la vie amoureuse.


J'ai ainsi assisté à mes premiers matchs de foot. J'aimais depuis quelques années ce sport, mais pas au point d'aller au stade. Toutefois, depuis Lui, j'en mourrais d'envie. Savoir pourquoi il économisait pour tous ces championnats, constater quelle frénésie s'emparait de Lui dès qu'un but était marqué et surtout partager la tension qui s'empare du supporter pendant 90 minutes.



Le partage, un grand mot, non ? Avant, je le trouvais très matériel : partager son sandwich, son parapluie, son siège. Peu à peu, chaque objet a pris une connotation plus spirituelle : partager un repas, un livre, un lit. Et désormais, partager ses loisirs, ses goûts, avant de partager, peut-être, peut-être, sa vie, éventuellement. Qui sait...



En août, j'ai vu deux matchs. Un du championnat suisse, Servette-Lausanne. Rencontre déjà mythique : menée 3-2 à la mi-temps, l'équipe genevoise a ensuite marqué 4 buts d'affilée. Je suis donc sortie de La Praille (le stade de Genève) contente, j'avais assisté à une victoire de son camp, de notre équipe.
Deux semaines plus tard, nous voici à Bâle pour Suisse-Vénézuela, un match amical. L'ambiance m'a logiquement paru moins enflammée, mais ça ne m'a pas déplu pour autant. Victoire 1-0 (in extremis) pour la Suisse, je me plais à croire que je leur porte chance (hum).

Bien entendu, à mon tour, j'ai guidé mon jules dans mon monde : Versailles. La journée fut rude. On a marché pendant 7 heures, presque sans interruption, afin de tout visiter : le domaine de Marie-Antoinette (son hâmeau, les Grand et Petit Trianon), les jardins enchantés par les Grandes Eaux, le château. Nous étions donc épuisés en rentrant, mais le genre de fatigue dont on est content. En tout cas, c'est ce que j'éprouvais. J'étais aussi très fière de lui, son attention, sa patience, sa curiosité sur place. J'avais juste envie de me blottir contre lui en lui avouant à quel point j'étais convaincue que c'était lui l'homme qu'il me fallait. Il ne m'a pas pas déçue et m'a prouvé qu'il méritait que je l'emmène là, "chez moi".







En fin de compte, partager n'est qu'un prémice. On ouvre un peu la porte de son monde pour que l'autre s'y immisce, s'y installe et y mette un nouvel ordre, le sien. On déverrouille sa sphère pour qu'elle soit bousculée. J'ai l'impression que là est la clef de toute relation : s'offrir à l'autre sans peur ni pudeur, se donner spontanément et avec plaisir. Pas parce qu'il le faut ou qu'il nous le demande, non, parce qu'on en a envie.
Tomber amoureux c'est presque un hasard, ça arrive n'importe quand. Mais construire un couple n'est pas une chance, il y a un bon moment : celui où on est prêt à s'ouvrir.
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Published by Sarah F. - dans thalie2503
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